Avancée dans le labyrinthe de l'esprit; le manque d'Orwell.
Texte de Michel Dakar, chercheur en politique globale, autonome, Villequier, le 23 juillet 2017.

http://www.le-totalitarisme-en-copropriete.net/avancee-dans-le-labyrinthe-de-esprit-le-manque-d-orwell.html



1 - Introduction.


Pourquoi l'image du labyrinthe en ce qui concerne l'esprit ?

Parce que l'image du labyrinthe est celle du mensonge, le labyrinthe est l'allégorie du mensonge. Un labyrinthe est une construction trompeuse, un ensemble de chemins mensongers au milieu duquel seul un chemin est vrai, et encore, il est possible d'imaginer qu'il existe des labyrinthe
s qui ne soient que des mensonges, qui ne recèlent pas un chemin vrai.

Que serait un chemin vrai ?

Un chemin vrai est un chemin qui fait sortir du labyrinthe, soit qui fait sortir du mensonge, et donc qui mène à la vérité, à la réalité.

Que serait un labyrinthe qui ne mène pas à la réalité ?

Ce serait un labyrinthe inclus dans un univers entièrement, structurellement mensonger, irréel.

C'est dans ce type d'univers que nous sommes en train d'aboutir.



2 - Comment articuler entre eux les chercheurs en science de l'esprit, Gregory Bateson, Ronald David Laing, et David Cooper ? Et pourquoi les citer eux, et non ceux de l'ensemble des chercheurs en psychiatrie, psychologie, psychanalyse, sociologie conventionnels ?

Les premiers font partie du courant dit de l' « antipsychiatrie ».

Les seconds sont classables dans le courant de la psychiatrie.

Que sont ceux qui appartiennent au courant de la psychiatrie ?

Ce sont des agents de l'appareil de conservation de l'ordre social.

Quel
le est leur fonction ?

Leur fonction est d'interdire la compréhension de la véritable nature de l'ordre social.

Comment s'y prennent-ils ?

Il façonnent la structure de la pensée sur le modèle du labyrinthe.

Quelle est l'essence du labyrinthe ?

L'essence du labyrinthe est l'illusion, la tromperie, le mirage,
de faire croire que le faux chemin est le vrai.

Peut-on être encore plus synthétique quant au procédé utilisé par les tenants de la psychiatrie ?

Oui, et cela se résume en changer le faux en vrai, et vice versa.

Or, changer le faux en vrai se dénomme l'inversion des valeurs.

Quelle est l'inversion des valeurs fondamentales, sociologiquement et politiquement parlant ?

Cette inversion fondamentale est l'inversion des coupables et innocents ou victimes, et les victimes ou innocents en coupables.



3 - Dévoilement de la réalité de la nature de l'ordre social.



Le procédé fondamental de la pensée labyrinthique des psychiatres qui est l'inversion du vrai et du faux, ainsi que le thème fondamental de l'inversion qui est celui de victimes ou innocents et de coupables ou criminels, porte au jour, même pour les plus aveugles, la vraie nature de l'ordre social normal, celui d'un ordre criminel. La société normale est fondée sur le crime, le code civil est le code du crime, le code pénal n'est que l'encadrement du crime au profit des criminels dominants.

C'est en cela que George Orwell dans son roman de politique fiction a fauté, en ne menant pas à son extrémité révélatrice de la fondation de la société humaine, la série des slogans d'inversion qu'il a énoncé
e, le mensonge c'est la vérité, la liberté c'est l'esclavage, la paix c'est la guerre, l'amour c'est la haine. Il a omis l'innocent c'est le coupable, ou le crime c'est la légalité.




4 - Quels sont ceux qui sont dénommés fous et particulièrement schizophrènes ?


Les intitulés fous dans cet ordre du crime et de l'innocence inversés, sont ceux qui ne peuvent se plier à cet ordre du crime et du mensonge, et qui dérangent par cette incapacité à accepter cet ordre.

Ces dits « fous » ressentent intuitivement la réalité de l'ordre et sont sans cesse en porte à faux avec le contexte social, soit la famille qui ne fait que transmettre l'ordre général, l'école, les milieux professionnels, ceux du loisirs, ceux médicaux, judiciaires, militaires, etc …


Le « fou » a aussi pour fonction sociale de faire un exemple, à destination des dits « normaux », pour renforcer l'obéissance des dits normaux et leur soumission totale à l'ordre, et en premier à considérer que l'ordre est celui de la légalité et anti-criminel. Le « fou » est maltraité, privé de tout droit, sa parole ne vaut rien, il est mis à l'écart, incarcéré sans jugement et sans limite dans la durée de son incarcération, et poussé au suicide. Le fou, dissident naturel, est réduit au néant, car il commet la faute suprême de contredire par son existence même, le mensonge. Le fou rétablit l'ordre des choses, la vérité est la vérité, le mensonge est le mensonge, l'innocence est l'innocence, le crime est le crime, le criminel est le criminel.

La langue anglaise est plus claire en ce qui concerne l'inversion. Sane et insane, sain et fou, celui qui est sain est le fou, le fou est celui qui est sain, la santé mentale est la folie, la folie la santé mentale. Cette inversion est mise en œuvre par le corps psychiatrique et ses établissements d'inversion de masse les hôpitaux psychiatriques.



5 - Quels problèmes ont rencontré les Bateson, Laing et Cooper ?


Les sus-nommés ont affronté la confusion semée en eux-mêmes par l'ordre dominant, se sont souvent perdus dans le labyrinthe des mensonges et faux-semblants mis en place par les tenants de l'ordre qui multiplient à l'infini les simulacres de vérités, les mirages, les impostures, les illusions.

De plus, ils étaient enserrés par les murs de coton, je veux dire qu'ils appartenaient tous à la classe moyenne confortable, des chercheurs, coupés de la réalité crue, celle qui fait qu'en une année de vie, vous comprenez ce que ces gens enfermés dans la prison des murs en coton ne peuvent percevoir. Une année de vie de sans domicile fixe, une année de vie dans une vraie prison, valent plus que dix doctorats en science
s de l'homme.



6 - Quelles sont les trouvailles des Bateson, Laing, et Cooper et quelles sont leurs valeurs ?


Bateson est connu pour sa mise en évidence de la double contrainte, formule qui expliquerait la schizophrénie. Bateson ne reconnaît pas l'ordre légal comme criminel, le fou comme dissident naturel de l'ordre criminel. En fait, la double contrainte s'applique à l'individu adapté à cet ordre, soit le criminel, soit la victime devenue consentante et acceptant son statut de victime, et de coupable.

Laing est connu pour
son exposé sur la division de la psychée (ouvrage Le moi divisé). Le moi divisé s'applique à l'individu normal, dont le principe est exposé dans le cas Bateson, ci-dessus.

Cooper est connu pour sa vision gauchiste de la santé mentale,
portant sur la famille (ouvrage principal La mort de la famille), et la mise en exergue de la culpabilisation, une manière confuse et laudative de présenter le phénomène fondamental de l'inversion.

Aucun n'évoque la criminalité dominante.



7 - Documenta
tion concernant la criminalité dominante.


La mafia sicilienne et les mafias.

La mafia ne fait que reproduire la norme criminelle sociale dominante mise en concurrence avec les tenants de la criminalité établie. La mafia n'est qu'un état criminel marginal affrontant l'état criminel central. La mafia à la fois s'
affronte, s'allie et collabore avec l'état central.

L'avantage avec l'étude de la mafia est que cette dernière ne s'embarasse pas du mensonge comme le fait l'état central. La mafia est l'émergence de la vérité de l'état central.

Filmographie :

Lucky Luciano de Francesco Rosi. Parole de Lucky Luciano : « Si j'avais à refaire ma vie, je choisirai d'être banquier, on gagne encore plus d'argent, sans le risque ».

Bibliographie :

Arcady Vaksberg, La mafia russe 1992. Le description et le déchiffra
ge du phénomène mafieu en tant qu'élément évident et normal de l'Etat russe, ou soviétique, ayant pris naissance dès la naissance de l'Etat soviétique, sous Lénine.

John Dickie, Cosa Nostra 2004. le meilleur livre
sur la mafia sicilienne.

Un chapitre de ce livre est éloqu
ent vis-à-vis du « fou » dissident. Il s'agit de celui traitant du cas du mafioso repenti Leonardo Vitale. Il prit conscience que durant son appartenance à la mafia, il était fou, alors que l'état de mafieu est considéré dans le milieu mafieu comme un état supérieur (hommes de respect, d'honneur), un état d'élite. Les psychiatres qui l'examinèrent en prison lui octroyèrent le qualificatif de semi-infirme mental, rejoignant ainsi les valeurs mafieuses, puisque pour l'ordre mafieu, Vitale ne pouvait qu'être devenu fou. Ce n'est pas un hasard, car l'ordre mafieu et l'ordre établi représenté par les psychiatres, sont le même.



8 - Quelle est l'objet de la recherche d'un tel texte ?


Il ne peut s'agir ni de guérir ce qui n'est pas une maladie, la folie, qui est en réalité l'état sain.

Il peut s'agir de relier des domaines de recherches jusqu'alors indépendants.

Seule la liaison des domaines jusqu'alors séparés peut aboutir au renversement de l'ordre criminel.



9 - Le rapport avec l'épisode Macron en France.


Macron, du moins ceux qui manipulent cette marionnette hystérique sans consistance, est évocateur des éléments ci-dessus exposés.

La mort de la famille est programmée par les manipulateurs de Macron, car elle est devenue caduque pour le conditionnement à la normalité criminelle, son remplacement par les dispositifs électroniques et informatiques omniprésents est en cours. De même que la mort des politiciens, qui est pour la même raison en cours, et la mort des médias classiques, telle la presse écrite, voire les radios et télévisions.

On se dirige vers l'idéal jamais réalisé de l'ordre criminel dominant, soit l'éradication de la dissidence, de la folie et de la révolte. Mais qu'arrivera-t-il quand l'état sain sera éradiqué ?