La salle 101 planétaire.
Texte de Michel Dakar, chercheur en politique globale, autonome, Villequier colonie
Europe-France de l'Empire américano-sioniste à vocation hégémonique mondial agonisant, texte en cours d'élaboration le 2 mai 2017.
http://www.le-totalitarisme-en-copropriete.net/tous-en-salle-101.html


Tous en salle 101.

Ce texte a pour objet de faire le point sur l'avancée dans la
compréhension de l'état de morbidité psychologique intrinsèque à l'espèce humaine, état qu'il est impossible de définir clairement car l'état de confusion est constitutif de cet état de morbidité.

Cette confusion est activement entretenue (je préfère ne pas entrer dans la problématique de consciemment ou inconsciemment entretenue).

Cet état de morbidité
est l'objet d'un déni absolu et général, la méthode de la confusion n'étant que l'une des méthodes utilisées pour asseoir ce déni. Une autre méthode, la plus discernable est de mettre à l'écart et de discréditer ceux qui pourraient aider à prendre conscience de la réalité de cet état général et normal constitutivement morbide de la société humaine actuelle, et à comprendre la cause et le mécanisme de cet état. On désigne ces individus de malades mentaux, d'aliénés, de fous, principalement de schizophrène (du grec skhizein fendre, et de phrên esprit). La psychiatrie policière de l'ex-URSS définissait le dissident (du latin dissedere être en désaccord celui qui voit les choses autrement que comme l'exige le régime), comme atteint de « schizophrénie asymptomatique ».

Ces dits fous ne sont que la partie visible de l'iceberg de la folie dissimulée de
la société normale humaine, et de plus ils sont les moins structurellement fous, les moins aliénés, les plus proches de la réalité et de leur état d'intégrité d'humain, les moins scindés. C'est cet état de proximité avec la réalité et de leur intégrité existentielle qui leur rend impossible d'endosser le costume de la normalité morbide du modèle unique social imposé. Ceux qu'on désigne comme fous sont trop sains, trop vrais, trop authentiques, trop entier pour se plier à la folie normale, même si cette authenticité, cette intégrité est douloureuse et dangereuse à vivre.

L'élaboration de ce
texte s'appuie sur des œuvres d'écrivains, tels Paul Rassinier Passage de la ligne (1949), George Orwell 1984 (1950), Philip K. Dick A scanner darkly (1973), sur les recherches de spécialistes en psychologie, psychiatrie, sociologie, tels Ronald D. Laing Le moi divisé (1960), John Bowlby (début des travaux vers 1948), Gregory Bateson La nature et la pensée (1970-1980 ?), sur des documentaires ayant trait à la « folie », tels Schizophrenia de Vita Zelakeviciute (2001), Histoires autour de la folie de Paule Muxel et Bertrand de Solliers (1993), sur un document écrit, une série d'entretiens publiée en 1972 Travail, famille, psychiatrie de N. Boulanger et J.F. Chaix, le film de Georges Franju et Jean-Pierre Mocky La tête contre les murs (1958) tiré du roman d'Hervé Bazin, de Ken Loach Family life (1970 ?), de Michael Radford 1984 (1984) tiré du roman de George Orwell 1984.


Classement des matériaux, du plus signifiant et profond, au plus superficiel et secondaire :


Premier matériel :

L'exposé de l'agent technique d'entretien figurant dans le documentaire Histoires autour de la folie est sans doute le plus riche. Cet individu n'est pas un spécialiste, c'est un ouvrier, intelligent et autonome. Il travaille depuis sans doute des dizaines d'années au centre psychiatrique de Ville-Evrard en Seine-et-Marne, au contact des fous. Chacune de ses phrases mérite d'être transcrite et diffusée. En Substance, pour lui, les spécialistes, psychiatres, psychologues et autres psychanalistes, tournent en rond, ne comprennent rien à la folie, et n'avancent pas d'un pas. Pour lui, la folie est naturelle et il faut accepter les fous, comme on doit accepter les autres « races », jaunes, noirs. Pour lui, les spécialistes ne fabriquent que des discours, et s'approprient les fous et la folie car c'est leur buisiness. On ne doit pas mettre à l'écart les fous mais les laisser vivre leur vie, et au milieu des normaux. Les fous vivent dans leur monde qui n'est pas celui des normaux, et ce monde aux yeux de cet ouvrier vaut bien celui des normaux. Cet ouvrier pose là un problème de fond que les spécialistes ne veulent ou ne peuvent pas poser, car c'est une évidence que le monde des normaux est un enfer absurde et réellement dément et destructeur, engendrant une infinie souffrance, et cela commence à être impossible à garder masqué.


Second matériel :

Le roman de Philip K. Dick, A scanner darkly, est quasi impossible à synthétiser. Il pose le problème en un raccourci abrupte, quasi vertical, de la folie et des fous, au sein d'une société abominable, totalitaire, rigide. Le film d'animation paru en 2006 est très proche du livre et mérite d'être vue. Ce film a trait à la mort ontologique, la mort de l'esprit, mort diffusée par l'Etat secret totalitaire sous la forme d'une drogue, la substance M, (substance mort), aux déviants, dissidents, en réalité aux fous qui sont les vrais humains qui ne peuvent se plier à la normalité, et se comporter en honnêtes citoyens, les straights, les droits, qui eux sont de véritables morts-vivants. Philip K. Dick a produit d'autres chefs d'oeuvres au sein d'une série de navets. Le plus notable est celui qui a servi de base pour le film Blade runner, et qui a été véritablement castré et dévoyé par la gente sioniste d'Hollywood. Ce livre dont le titre en français est « Est-ce que les moutons mécaniques ont des rêves ? », traite de même que A scanner darkly des grands fonds humains, de l'empathie, des animaux, de l'amour, de la pétrification existentielle dans un mécanisme dénommé robot, le robot devenant tellement semblable à l'humain qu'on n'arrive plus à l'en séparer, sauf par ce qu'on nomme l'empathie, qui n'est au fond que ce qui existe de plus profond en commun entre tout ce qui vit.

Première remarque :

Il est clair qu'il existe un point commun entre Philip K. Dick et l'ouvrier d'entretien du centre psychiatrique de Ville-Evrard, c'est qu'ils sont tous deux des fous camouflés, qui parviennent à exister sans se faire remarquer comme fous dans la société normale, la société des vrais déments (du latin privé d'esprit, de-mentia). Il s'agit de fous qui assument et apprécient leur folie.

Il est clair aussi que ce qu'on désigne comme spécialistes de la folie, psychiatres, psychologues, psychanalistes, sont des fous honteux, similaires à ce que les jeunes d'origine africaine français dénomment les bounty (la sucrerie chimique toxique), noirs à l'extérieur et blancs à l'intérieur, ou à ces arabes algériens du temps de la colonisation qui reniaient leur origine, leur culture, leur sensibilité, pour adopter la stature du colonisateur. On a le même phénomène actuellement avec la classe politique française asservie par les sionistes et les américains.

Seconde remarque :

Le fou et la folie posent le problème de l'existentialité. Qu'est-ce que être ? Cette question est la seule qui importe, et non-pas celle de Shakespeare Etre ou ne pas être telle est la question. Que si peu de personnes se posent cette question permet d'évaluer l'importance des deux parties résultant du partage de la masse des humains entre ceux qui existent, ceux qui se posent cette question, pour qui il n'est pas simple, évident, donné d'être, et les autres, ceux qui ne se posent pas cette question, qui sont par automatisme, qui se conforment à un modèle, à un programme, à un ordre, ceux qui ne sont pas. Les premiers sont dénommés les fous, et leur existence la folie leur existence qui est l'existence même, les seconds, les straights (K. Dick), les normaux, qui forment les 99 % de la masse humaine, et qui n'existent pas, les non-êtres, les morts vivants, dont les jésuites français exprimaient l'essence à travers leur fameuse devise, obéir comme un cadavre.

L'existentialité a été abordée par Ronald Laing dans son livre The divided self (Le moi divisé), sous la formulation de la sécurité ontologique. Laing est un psychiatre appartenant au courant dit de l'anti-psychiatrie, qui reste un diverticule de la psychiatrie comme son nom l'indique, soit un mouvement constitué de fous honteux, qui ne cherchaient au fond qu'à donner l'apparence de l'intégration des fous dans la société normale, alors qu'il n'y a pas à les intégrer, mais à accepter que les fous restent fous, et cela au sein des normaux, les normaux devant en définitive devenir ce que sont les fous, soit des existences, ce que les normaux ne sont pas. C'est la société normale qui doit s'inspirer de ce que sont les fous et se transformer à l'image des fous.

Troisème remarque :

Le fous et la folie constituent la Porte qui ouvre sur l'existentialité. Le fou est celui qui franchi cette porte, le normal est celui qui reste au seuil de cette porte sans oser la franchir.

Troisième matériel :

La dimension politique. La folie et la normalité ne peuvent s'aborder hors de la dimension politique. George Orwell l'a fait, à travers son roman 1984.


Texte en cours d'élaboration au 2 mai 2017